Rimes
Pauvres

(titre provisoire)
En création

Note d'intention

Je souhaite raconter, sans violence et avec humour, comme dans chacun de mes spectacles, des histoires d’enfants abandonnés ou retirés de leurs familles. Raconter les parcours de vie après l’Aide sociale à l’enfance (ASE), montrer comment, à tout juste 18 ans, certain.es jeunes sortent de ces dispositifs parfois sans ressources, sans accompagnement, sans filet..
Avec finesse je veux traiter de la complexité de ces parcours, tout en m’attachant à ne pas réduire l’Aide sociale à l’enfance à une succession d’histoires sombres.

Si ces services sont, à juste titre, largement critiquables et doivent être interrogés dans leur fonctionnement, il faut cependant rappeler qu’ils jouent aussi un rôle fondamental, celui de protéger.

Pour certains enfants, l’Aide Sociale à l’Enfance représente une possibilité de mise à l’abri, une chance de sortir d’un environnement dangereux et de retrouver, parfois, des conditions de vie plus sécurisantes et plus stables. Ainsi, et comme à mon habitude, le spectacle s’attachera également à montrer le quotidien des salarié.es et de ces institutions.

Les éducateurs et éducatrices de ces structures tentent d’effectuer leur travail malgré des conditions d’exercice déplorables, un manque criant de moyens et une faible reconnaissance.

Le spectacle abordera les problématiques spécifiques liées à ce service public départemental en grande souffrance, mais cherchera aussi à poser plus largement la question de l’intérêt des enfants et du regard que la société porte sur elles et eux.

Il s’agit aussi de raconter des histoires d’enfants trop peu écoutés, ballotés de familles d’accueil en foyers, rarement associés aux décisions qui les concernent, et dont la parole est souvent reléguée au second plan.

L’Aide Sociale à l’Enfance
En France, chaque année, 140 000 enfants font l’objet d’une mesure de placement à l’Aide sociale à l’enfance●
Au 31 décembre 2023, 384 900 mineurs et jeunes majeurs bénéficiaient de mesures d’ASE et 57 % d’entre-eux étaient accueillis en dehors de leur milieu de vie habituel●
Le moment de la majorité est une étape charnière pour ces jeunes. Sans soutien familial et souvent sans diplôme, ils se retrouvent soudain seuls, livrés à eux-mêmes. Le risque de basculement est réel : près de la moitié des jeunes sans-abri de 18 à 25 ans ont eu un parcours à l’ASE, selon un rapport public de la Cour des comptes, publié en 2025●

Teaser

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Durée : 2h40

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Distribution

● mise en scène Maurin Ollès 
● écriture Maurin Ollès
avec l’ensemble de l’équipe artistique
● collaboration artistique & dramaturgie Clara Bonnet
● avec Bedis Tir, Jean-Christophe Folly, Matis Florent-Gicquel, Yacine Bathily
● composition musicale Bedis Tir
● scénographie Alice Duchange
● costumes Marnie Langlois
● création lumière Bruno Marsol
● création vidéo Marvin Kanas
● régie générale Clémentine Pradier
● régie son en cours
● production Elsa Hummel-Zongo, Julie Lapalus

Mentions

Production Compagnie La Crapule
Coproduction en cours
La Criée — Théâtre National de Marseille 
Scène55, Scène conventionnée Art et Création  
…

Soutiens
Confirmés
Département du Lot / immersions en MEC’S auprès de Mineurs Non Accompagnés à Figeac
Échappées culturelles en PACA – Vacances culturelles 2026 (DRAC PACA et 3Bis F) / immersions en MEC’S à Coudoux
Jeune Théâtre National.
Attendus
Carte Blanche aux Artistes – Région Sud
Ville de Marseille
Appel à projet Ensemble en Provence (Département des Bouches-du-Rhône)
Appel à projet Culture et lien social (DRAC PACA)

Résidences confirmées
Maison de l’Enfance à Caractère Social L’Eau Vive, Codoux (13)
Théâtre Joliette, Scène conventionnée art et création, pour la diversité des écritures contemporain  
Gare Franche – Le Zef, Scène Nationale de Marseille  
La Criée — Théâtre National de Marseille  
Résidences attendues 
Domaine de l’Étang des Aulnes — Centre départemental de créations en résidence (en instruction)

La compagnie La Crapule est conventionnée par le Ministère de la Culture-DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur.

Notes

Ce nouveau projet s’inscrit dans la continuité de ma recherche sur la prise en charge des marginalités et sur le fonctionnement des institutions publiques. Je travaille depuis plusieurs années maintenant sur les politiques publiques en matière de drogues et d’addictions.

Je m’intéresse à la manière dont les personnes usagères de drogues sont prises en charge, à la façon dont fonctionnent les services publics, aux pratiques encouragées, aux dispositifs réellement accessibles. J’interroge le monde associatif et ses contraintes. J’explore aussi la répression policière, l’état des prisons, le rôle des magistrats. Et enfin je regarde le monde universitaire, et j’interroge les chercheur.ses spécialistes des sujets de drogues et de réduction des risques.

Je me concentre donc sur trois grandes institutions :

  • L’institution sanitaire et médico-social : hôpitaux, structures de réduction des risques, CSAPA (Centres de Soin, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie), CAARUD (Centres d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction des Risques).
  • L’institution judiciaire : avocat.es, magistrat.es, contrôleurs.euses judiciaires, législation liée à l’usage et à la vente de drogues, visites en prison, observation de procès.
  • L’institution universitaire : ses recherches, ses angles morts, sa capacité à financer, soutenir et diffuser les travaux sur les drogues, les addictions et la réduction des risques, son intrication avec le milieu associatif et politique.

Dans Hautes Perchées nous parlons des substances psychoactives, qu’elles soient illégales (cocaïne, héroïne, MDMA, cannabis) ou légales (alcool, antidépresseurs, anxiolytiques). Je veux rappeler ici (et nous le faisons aussi dans le spectacle) que l’addiction ne concerne qu’une minorité d’usagers, la plupart ayant un usage récréatif.

Après avoir travaillé sur la jeunesse délinquante en France et sur la manière dont les politiques publiques deviennent de plus en plus répressives et non éducatives, je me suis intéressé ensuite à la prise en charge des personnes autistes en France et à leurs marginalisations. J’en viens aujourd’hui aux politiques des drogues.

L’image du « toxicomane » reste figée dans l’imaginaire commun : un homme, dangereux, sale, criminel. Même lorsque l’on pense à l’alcoolique ou au consommateur de cannabis, on imagine surtout des hommes.

Alors où sont les femmes usagères de drogues ?
Elles sont très minoritaires dans les lieux de soins : on compte environ une femme pour cinq hommes, en France. Consomment-elles réellement moins ? Quels obstacles rencontrent-elles ? Quels stigmates spécifiques pèsent sur elles ? L’action publique vise surtout les prostituées et les mères. Mais qu’en est-il des autres femmes ? L’angle d’attaque de ce sujet sera donc celui des femmes, invisibilisé et néanmoins révélateur.

Presse

Le Canard Enchaîné

22 janvier 2026 — par Jean-Luc Porquet
Durant plusieurs années, ils ont participé à des ateliers, rencontré des professionnels des mondes sanitaires, médico-social, judiciaire, universitaire. Ça s’entend, ça se voit, se sent. Ici, pas de jugement ni de manichéisme. Mais de vraies questions politiques. (…)
Tout cela déborde d’énergie, d’intelligence et de lucidité. Et de générosité.

Arts-Chipels

19 janvier 2026 — par Sarah Franck
Tous ces thèmes apparaissent dans la pièce sous la forme d’une fiction, et non d’un théâtre documentaire qui s’avèrerait aride, compte tenu des sujets abordés. Au lieu de cela, c’est la voie d’une certaine dédramatisation qui est choisie, d’une évocation pleine de fantaisie et de vie qui prend le contrepied du catastrophisme généralement employé lorsqu’il est question de drogue.

Médiapart

19 janvier 2026 — par Guillaume Lasserre
Dans un contexte national où les addictions féminines restent taboues, Hautes Perchées ouvre un dialogue essentiel, transcendant le genre pour laisser émerger des voix plurielles. Maurin Ollès confirme ainsi son talent à rendre les invisibles palpables, invitant le spectateur à interroger son propre regard sur les marginalités. Une création indispensable, qui, par sa finesse, élève le théâtre au rang de miroir social.(….)
Loin de tout misérabilisme, elle prend des accents de comédie musicale dans laquelle l’humour est omniprésent. 
Jubilatoire.

Sceneweb

15 janvier 2026 — par Fanny Imbert
Hautes Perchées réussi le pari d’apporter de la nuance et de la lumière sur un sujet chargé d’a priori. Surtout, la proposition n’enlève rien de la douleur ni de la joie qui animent ces parcours de vie, en n’oubliant pas l’espoir, qui clôt le spectacle, de voir un jour une véritable politique de réduction des risques embrassée par l’ensemble des acteurs et actrices de la lutte contre les addictions.

Calendrier

2026/2027

Début des Immersions & Ateliers Théâtre & Rap en structure // Mec’s L’Eau Vive à Coudoux 13 // CEIIS à Figeac 46

14  18 septembre 2026

Laboratoire de recherche – Théâtre La Joliette (Marseille 13) 

juin 2027

Répétitions – Étang des Aulnes (en cours) 

2027/2028

Suite des Immersions & ateliers en Mec’s & Foyer (Coudoux 13 – Marseille 13 – Figeac 46)

25 octobre > 4 novembre 2027

Répétitions – Gare Franche, le Zef Marseille (13)

Juin 2028

Répétitions – 2 semaines – Partenaire à trouver

2028/2029

Suite des immersions

Août 2028

Répétitions – 2 semaines – Partenaire à trouver

Automne 2028

Répétitions – 2 semaines- La Criée, Théâtre National de Marseille

Automne 2028

CRÉATION – La Criée, Théâtre National de Marseille