Et j’en suis là
de mes rêveries

Création 2024
En tournée

Et j’en suis là de mes rêveries est une adaptation de Rabalaïre, roman de mille pages du cinéaste Alain Guiraudie.

Maurin Ollès retrouve la complicité en duo au plateau de Pierre Maillet quelques années après leur Letzlove, Portrait Foucault. Il a imaginé un drôle d’objet, où l’on retrouve l’univers si singulier du réalisateur, empreint de lutte des classes et de marxisme, où il est question du monde du travail, d’argent, de sexualité́, et toujours d’amour, avec ses personnages en perpétuels questionnements sur leurs désirs.

Une pièce toute en rire et en délicatesse où l’on suit les pérégrinations de Jacques (Pierre Maillet), ce « Rabalaïre » (vagabond en occitan), qui se retrouve au chômage à 50 ans, ne milite plus et ne sait plus quoi faire de sa vie. Ses maigres économies ne lui permettent pas de se projeter bien loin, il fait donc des allers retours entre Bellegarde où il réside (ville inventée, sorte de sous-préfecture aveyronnaise) et Clermont-Ferrand. Mais il n’est pas pressé, ce qu’il aime surtout, c’est passer du temps dans le petit village de Gogueluz, un endroit où le nouveau monde ne semble pas avoir posé ses valises. Doté d’une curiosité sans retenue de l’autre et du lointain et boosté par une spontanéité digne d’une âme d’enfant, Jacques fait de nombreuses rencontres (Maurin interprète tous les autres personnages)…

Doté d’une curiosité sans retenue de l’autre et du lointain, Jacques fait de nombreuses rencontres (Maurin interprète tous les autres personnages), boosté par une spontanéité digne d’une âme d’enfant.

Entre polar, fable érotique et comédie, c’est une pièce poétique et crue, décalée et incarnée, qui fait aussi la part belle au cinéma puisqu’un court-métrage d’une vingtaine minutes se glisse au cœur du récit.

Teaser

Durée : 1h50

Distribution

● écriture & adaptation Ferdinand Garceau, Pierre Maillet, Maurin Ollès
mise en scène & réalisation Maurin Ollès
production & assistanat réalisation Julie Lapalus
dramaturgie & script Ferdinand Garceau
scénographie & costumes Zouzou Leyens
lumière & régie générale Bruno Marsol
son Manon Amor
image Lucas Palen
assistanat caméra Micaela Albanese
montage image Mehdi Rondeleux
● prise de son Arnold Zeilig
perche Paul Guilloteau
montage & mixage son Tiphaine Depret
décors & accessoires Nissa Abaoui
régie Mélaine Jonckeau
étalonnage Erwan Dean
diffusion & regard extérieur Aurélia Marin
musique originale & cuisine Bedis Tir

Mentions

production La Crapule

coproductions Les Gens Déraisonnables (Parmi les Lucioles)/Rennes, La Comédie de Colmar – CDN Grand-Est Alsace, Les Célestins – Théâtre de Lyon, Théâtre de La Bastille, Théâtre de Sartrouville et des Yvelines – CDN, NEST Théâtre – CDN de Thionville Grand-Est, Théâtre Sorano – Scène conventionnée de Toulouse, Réseau Puissance 4

Soutiens Maisons Mainou de Genève, la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon – Centre national des écritures du spectacle, Ministère de la Culture-DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur, Département des Bouches-du-Rhône, Carte blanche aux artistes de la Région Sud, Ville de Marseille

Remerciements Bedis Tir, Gwen, Arnaud et Marguerite Richer, Mairie de Cagnac-du-Causse, Claude Mouriéras – La CinéFabrique, Marie Lesay – Rue de La Sardine

Notes

Au départ, il y a le film l'Inconnu du lac d’Alain Guiraudie que je découvre un peu par hasard. Je trouve le film rare et d'une poésie infinie.

En regardant une bonne partie de la filmographie de Guiraudie ensuite, je reconnais les motifs qui lui sont propres : les répliques pleines d’humour, la précision de l’écriture, la direction des acteur.ices étonnamment théâtrale, les personnages aux accents de l’Aveyron en perpétuels questionnements sur leurs désirs, se répondant d’un film à l’autre. Se dévoile alors un cinéma empreint de lutte des classes et de marxisme, où il est question du monde du travail, d’argent, de sexualité, et toujours d’amour. 

Puis je découvre son roman, Rabalaïre, un mot occitan qui signifie « vagabond ». On y suit l’histoire de Jacques qui est au chômage, ne milite plus et ne sait plus quoi faire de sa vie. Ses maigres économies ne lui permettent pas de se projeter bien loin, il fait donc des allers retours entre Bellegarde où il réside (ville inventée, sorte de sous-préfecture aveyronnaise) et Clermont-Ferrand. Mais il n’est pas pressé, ce qu’il aime surtout, c’est passer du temps dans le petit village de Gogueluz, un endroit où le nouveau monde ne semble pas avoir posé ses valises. 

Et j’en suis là de mes rêveries est une adaptation théâtrale pour 2 acteurs à partir de cette histoire. J’y retrouve Pierre Maillet, cet acteur sublime avec qui j’avais partagé la scène dans Letzlove Portrait Foucault. Cette fois-ci, nous inversons les rôles puisque c’est moi qui me propose de le mettre en scène. Il interprète Jacques, notre héros et je joue quasiment tous les autres personnages de l’histoire. »

Presse

Les Inrocks

1er avril 2025 — par Jérôme Provençal
Une adaptation théâtrale jubilatoire du roman fleuve d’Alain Guiraudie. Avec une inventivité éclatante, le jeune acteur et metteur en scène Maurin Ollès propose une traduction scénique ô combien stimulante de l’univers filmique et romanesque d’Alain Guiraudie, sans équivalent dans le paysage artistique français contemporain.

Le Monde

3 avril 2025 — par Fabienne Darge
La forme de théâtre bricolée et mixée adoptée par Maurin Ollès, qui remouline cette histoire tout autrement que le film, fait exister cet univers dans toute son humanité et sa furieuse liberté.
Tout repose sur Jacques, incarné ici par un comédien génial, taillé sur mesure pour l’univers guiraudien : Pierre Maillet. Et le charme étourdissant des deux acteurs, Pierre Maillet, donc, et Maurin Ollès lui-même, qui endosse tous les autres rôles, dans ce spectacle porté par une folie douce…

Médiapart

2 avril 2025 — Par Jean-Pierre Thibaudat
Un spectacle au poil et souvent à poil qui a aussi l’élégance de nous donner envie de voir ou revoir Miséricorde et de nous plonger dans les nombreux méandres de Rabalaïre, le roman d’Alain Guiraudie.

Arts mouvants

2 avril 2025 — par Sophie Trommelen
Avec une subtilité et une intelligence réjouissante, Maurin Ollès et Pierre Maillet déploient toute la théâtralité de l’univers si particulier d’Alain Guiraudie et donnent corps à ses personnages décalés, sans filtre, et si profondément humains.

Un fauteuil pour l’orchestre

3 avril 2025 — par Sylvie Boursier
La mise en scène de Maurin Ollès (…) est franchement épatante. Il invente une nouvelle forme de récit, un ciné-théâtre- BD qui mélange les trois genres avec fluidité et permet d’élargir le récit aux scènes hors champ. (…) Un bijou à ne pas rater au Théâtre Bastille !

Calendrier

Saison 2024/2025

6 > 17 mai 2025

Les Célestins – Théâtre de Lyon (69)

31 mars > 11 avril 2025

Théâtre de La Bastille – Paris (75)

25 et 26 mars 2025

Théâtre Sorano – Toulouse (31)

20 et 21 janvier 2025

Le Quai – CDN d’Angers (49)

14 > 18 octobre 2024

La Comédie de Colmar (68) 

14 octobre 2024

La Comédie de Colmar (68) – PREMIÈRE

Saison 2023/2024

16 septembre > 13 octobre 2024

La Comédie de Colmar (68) – RÉPÉTITIONS 

24 > 28 juin 2024

Le Lot (46) – TOURNAGE

17 novembre 2023

Théâtre de La Bastille – Paris (75) – LECTURE

11 > 23 septembre 2023

La Chartreuse, Villeneuve-lez-Avignon (30) – RÉSIDENCE D’ÉCRITURE

15 au 19 mai 2023

Maisons Mainou, Genève (Suisse) – RÉSIDENCE D’ÉCRITURE