Hautes
Perchées
Création janvier 2026
En tournée
Hautes Perchées une fiction chorale qui met en lumière les enjeux liés aux politiques publiques des drogues à travers le regard de quatre femmes, une usagère, une directrice de structure d’accueil, une juge d’application des peines et une universitaire.
Sans tomber dans le pathos ou la morale, ce spectacle mêlant théâtre et musique live interroge la façon dont la société, via ses institutions de santé, de justice, de recherche, prend en charge les usager.es de drogues, et questionne les “vides et besoins” que la drogue peut venir combler, dans un contexte de pressions sociales, de stigmatisation et d’inégalités.
La pièce fait le portrait de quatre personnages féminins :
- Emilie Incerti-Formentini, directrice de CSAPA/CAARUD (structure de soins)
- Clara Bonnet, Juge d’application des peines
- Mathilde Edith Mennetrier, chercheuse sur les questions de drogues et de réductions des risques
- Mélissa Zehner, usagère de drogues, serveuse en restauration
Chaque comédienne joue d’autres personnages puisque c’est aussi le monde qui les entoure et la société qui habitent cette fiction.
Portées par un trio de musiciens-acteurs (Bedis Tir, Arnold Zeilig, Simon Avérous), les actrices sur le plateau (Clara Bonnet, Émilie Incerti Formentini, Mathilde-Edith Mennetrier et Mélissa Zehner) font également vivre ces récits en chansons.
Teaser
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Durée : 2h30
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Distribution
● écriture Maurin Ollès
avec l’ensemble de l’équipe artistique
● collaboration artistique Clara Bonnet
● avec Simon Avérous, Clara Bonnet, Emilie Incerti Formentini, Mathilde-Edith Mennetrier, Bedis Tir, Arnold Zeilig, Melissa Zehner
● mise en scène Maurin Ollès
● assistant mise en scène
et dramaturgie Hugo Titem Delaveau
● dramaturgie Simon Avérous,
Clara Bonnet et Maurin Ollès
● composition musicale Bedis Tir,
Arnold Zeilig, Simon Avérous
● scénographie Zoé Pautet
● lumière Bruno Marsol
● costumes Marnie Langlois
● régie générale Clémentine Pradier,
Maureen Cleret
● régie son Mathieu Plantevin
● regard scientifique Marie Dos Santos
● direction de production et diffusion
Elsa Hummel Zongo, Julie Lapalus
Mentions
production La Crapule
coproduction NEST – CDN transfrontalier de Thionville-Grand Est ; Théâtre de Sartrouville et des Yvelines – CDN ; La Criée – Théâtre National de Marseille ; Pôle Arts de la Scène – Friche la Belle de Mai ; MC2 – Maison de la Culture de Grenoble ; Les Célestins – Théâtre de Lyon ; Théâtre National de Nice-CDN ; Comédie de Colmar – Centre dramatique national Grand Est Alsace
aide à résidence Théâtre Joliette – Scène conventionnée art et création pour les expressions et écritures contemporaines ; Domaine de l’Étang des Aulnes – Centre départemental de créations en résidence ; L’Arche – Villerupt
soutiens SPEDIDAM, Carte blanche aux artistes de la Région Sud, Département des Bouches-du-Rhône, Ville de Marseille
Le spectacle bénéficie du dispositif d’insertion professionnelle de l’ENSATT
Construction du décor dans Ateliers de la MC2 – Maison de la Culture de Grenoble
Maurin Ollès a été accompagné dans sa recherche par « Future Laboratory« , un projet EUROPE CREATIVE 2021-2025 de résidences de recherches, rassemblant 12 institutions théâtrales européennes, coordonné par les Théâtres de la Ville de Luxembourg.
Accompagné par la Comédie, CDN de Reims, Maurin Ollès a pu mener des immersions à Milan via le Piccolo Teatro di Milano, en Roumanie via le Teatrul Tineretului Piatra-Neamt, à Porto via le Teatro Municipal do Porto.
La compagnie La Crapule est conventionnée par le Ministère de la Culture-DRAC DRAC Provence-Alpes-Côte d’Azur.
Notes
Ce nouveau projet s’inscrit dans la continuité de ma recherche sur la prise en charge des marginalités et sur le fonctionnement des institutions publiques. Je travaille depuis plusieurs années maintenant sur les politiques publiques en matière de drogues et d’addictions.
Je m’intéresse à la manière dont les personnes usagères de drogues sont prises en charge, à la façon dont fonctionnent les services publics, aux pratiques encouragées, aux dispositifs réellement accessibles. J’interroge le monde associatif et ses contraintes. J’explore aussi la répression policière, l’état des prisons, le rôle des magistrats. Et enfin je regarde le monde universitaire, et j’interroge les chercheur.ses spécialistes des sujets de drogues et de réduction des risques.
Je me concentre donc sur trois grandes institutions :
- L’institution sanitaire et médico-social : hôpitaux, structures de réduction des risques, CSAPA (Centres de Soin, d’Accompagnement et de Prévention en Addictologie), CAARUD (Centres d’Accueil et d’Accompagnement à la Réduction des Risques).
- L’institution judiciaire : avocat.es, magistrat.es, contrôleurs.euses judiciaires, législation liée à l’usage et à la vente de drogues, visites en prison, observation de procès.
- L’institution universitaire : ses recherches, ses angles morts, sa capacité à financer, soutenir et diffuser les travaux sur les drogues, les addictions et la réduction des risques, son intrication avec le milieu associatif et politique.
Dans Hautes Perchées nous parlons des substances psychoactives, qu’elles soient illégales (cocaïne, héroïne, MDMA, cannabis) ou légales (alcool, antidépresseurs, anxiolytiques). Je veux rappeler ici (et nous le faisons aussi dans le spectacle) que l’addiction ne concerne qu’une minorité d’usagers, la plupart ayant un usage récréatif.
Après avoir travaillé sur la jeunesse délinquante en France et sur la manière dont les politiques publiques deviennent de plus en plus répressives et non éducatives, je me suis intéressé ensuite à la prise en charge des personnes autistes en France et à leurs marginalisations. J’en viens aujourd’hui aux politiques des drogues.
L’image du « toxicomane » reste figée dans l’imaginaire commun : un homme, dangereux, sale, criminel. Même lorsque l’on pense à l’alcoolique ou au consommateur de cannabis, on imagine surtout des hommes.
Alors où sont les femmes usagères de drogues ?
Elles sont très minoritaires dans les lieux de soins : on compte environ une femme pour cinq hommes, en France. Consomment-elles réellement moins ? Quels obstacles rencontrent-elles ? Quels stigmates spécifiques pèsent sur elles ? L’action publique vise surtout les prostituées et les mères. Mais qu’en est-il des autres femmes ? L’angle d’attaque de ce sujet sera donc celui des femmes, invisibilisé et néanmoins révélateur.
Calendrier
Saison 2025/2026
2 > 5 juin 2026
10 > 14 mars 2026
28 et 29 janvier 2026
14 > 16 janvier 2026
14 janvier 2026
CDN de Sartrouville et des Yvelines (78) – PREMIÈRE
30 décembre 2025 au 13 janvier 2026
CDN de Sartrouville et des Yvelines (78) – RÉPÉTITIONS
20 octobre au 31 octobre 2025
NEST – CDN de Thionville (57) – RÉPÉTITIONS
24 août au 6 septembre 2025
NEST – CDN de Thionville (57) – RÉPÉTITIONS
Saison 2024/2025
Suite des immersions en structures d’accompagnement
1er au 6 juin 2025
Théâtre des Voûtes, La Criée, Marseille (13) – RÉSIDENCE
Saison 2023/2024
20 au 31 mai 2024
Immersions en structures d’accompagnement en partenariat avec le CDN de Thionville
27 au 31 mai 2024
Théâtre Joliette – RÉSIDENCE D’ÉCRITURE
5 au 18 août 2024
Domaine de l’Etang des Aulnes – RÉSIDENCE
Saison 2022/2023
20 mars au 1er avril 2023
Piccolo Teatro de Milan (Italie) – RÉSIDENCE
20 juin au 4 juillet 2023
Teatrul Tineretului de Piatra Neamt (Roumanie) – RÉSIDENCE
25 au septembre au 6 octobre 2023
Teatro Municipal de Porto (Portugal) – RÉSIDENCE